Matthieu Litt, artiste et photographe

Matthieu est photographe et graphiste liégeois.

Dans sa pratique et son approche, Matthieu s’intéresse surtout au concept de distance et de proximité, les moyens par lesquels les pistes peuvent être brouillées, les repères entre les images venant d’horizons ou de contextes radicalement différents. Il cherche l’ «exotique» dans l’ordinaire.

En novembre 2019, Matthieu a été nominé aux côtés de 8 autres photographes pour participer au concours « Somfy Photography Award 2020 » ayant pour thème « Gimme shelter » (donne-moi un abri).

Il a choisi de présenter à cet important concours un projet sur le Ry-Ponet, qu’il décrit comme une sorte d’«oasis», préservé de l’urbanisation, qu’il est très important de sauver. En ces temps de «globalisation», ce poumon vert est un symbole de résistance, un espace où respirer, où échapper du bruit de la ville et sa pollution, un «abri» pour les humains autant que pour les animaux.

Le projet est composé d’une série photographique, d’une installation poétique sur site de vers issus de l’oeuvre de Karel Logist sur des panneaux de signalisation détournés ainsi qu’une publication en édition limitée pour l’instant reprenant les textes et les images.

Vous pouvez visionner la vidéo par Benjamin Leveaux de l’installation sur site :

Vidéo – Benjamin Leveaux

https;//vimeo.com/465812801

Le projet de Matthieu, intitulé OASIS, a été exposé au Musée de la photographie de Rotterdam en automne 2020.

Musée de la photographie de Rotterdam, automne 2020
Musée de la photographie de Rotterdam, automne 2020
Musée de la photographie de Rotterdam, automne 2020
Texte de présentation par E. d’Autreppe

Fin 2023, c’est au Sart-Tilman, Matthieu Litt intervient avec une nouvelle version de l’exposition « Oasis » à la fois à la Maison des étudiants mais également en plein air le long d’une balade ponctuée d’une quinzaine de poèmes et passant par un point de vue duquel on peut voir le Ry-Ponet sur la colline voisine.


En mai 2025, Matthieu Litt expose « Oasis » à la Hangar Gallery à Bruxelles. Cette exposition est l’occasion de dévoiler le nouvel ouvrage tout juste publié.

Parfois on croit qu’il n’y a rien à voir… rien ne se passe, rien à dire. Mais laissez les choses changer, tolérez qu’elles vous soient ôtées, et vous vous rendrez compte de ce que vous avez perdu. Un être, une paix, une parole, une image même, et tout bascule. Certes, nous avons appris à vivre dans un présent que l’avenir menace… mais si tout est menacé (et l’inquiétude ne devient-elle pas une stratégie politique ?), finalement rien ne semble l’être. Or le Ry-Ponet, lui, l’est. Petit paysage fragile qui est avant tout un paysage d’images. Et si ténu qu’il pourrait passer inaperçu.

Il s’agit d’une poche de verdure perdue dans la ville et menacée par elle ; ou par l’oubli, la négligence et par l’appât du gain. Il s’agit surtout d’un dédale de photos dans lequel on s’aventure par strates concentriques, et où se mesurent, s’assemblent la présence et l’importance respectives de l’humain, du bâti et de la nature.


Pour en savoir plus sur le projet « Oasis » et consulter les photographies de Matthieu, rendez-vous sur sa page.